C’est un voyage sans décollage immédiat que propose l’Opéra Orchestre National Montpellier Occitanie. Pour la première fois au sein d’un opéra national français, le public pourra découvrir le Pansori, cette forme d’opéra narratif coréen apparue au XVIIe siècle. Si le genre repose traditionnellement sur un duo minimaliste entre un chanteur et un tambour (soribuk), la soirée montpelliéraine promet une réinterprétation audacieuse et résolument moderne.
Ko Yeong-yeol : La star qui dépoussière le « Gugak »
Véritable phénomène en Corée du Sud, révélé notamment par l’émission Phantom Singer, Ko Yeong-yeol est l’architecte d’un pont entre l’Orient et l’Occident. Maître du « piano byeongchang », il chante les récits épiques du pansori tout en s’accompagnant au piano.
En intégrant des harmonies occidentales et des sonorités jazzy, il transforme cet art exigeant en une performance poétique, intemporelle et accessible à tous. Sa voix envoûtante ne se contente pas de raconter une histoire ; elle incarne chaque personnage avec une intensité émotionnelle rare.
Une immersion visuelle et sonore
Le programme, intitulé Le Feu et les larmes, mettra à l’honneur Chunhyangga, le chef-d’œuvre absolu du répertoire. Ce récit relate l’histoire d’amour passionnée et interdite entre la fille d’une courtisane et un jeune noble, bravant les injustices sociales de la dynastie Joseon.
Pour parfaire cette « expérience totale », la musique sera sublimée par la projection des clichés de Pape San. Photographe de talent et star des réseaux sociaux (plus de 750 000 abonnés sur Instagram), il posera son regard sur la Corée du Sud contemporaine, offrant un contrepoint visuel saisissant aux mélodies ancestrales de la flûte en bambou (daegeum).
Informations Pratiques
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Date : 30 mai à 19h
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Lieu : Opéra Comédie, Montpellier
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Tarifs : de 8€ à 23,50€
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Langue : Chanté en coréen, surtitré en français
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Pourquoi y aller ? Pour découvrir une forme d’opéra unique au monde, portée par une mise en scène moderne qui lie passé et présent.
Le saviez-vous ? Le Pansori est surnommé « l’opéra d’un seul homme ». Le chanteur y déploie une palette de jeux théâtraux et de récits improvisés, créant une symbiose unique avec le public.




















