Née à Gaza des débris de la guerre puis détruite en 2023, cette œuvre renaît pour porter un message universel d’espoir, de résilience et de mémoire. C’est une silhouette multicolore hautement symbolique qui se dresse désormais à proximité du parvis du Corum, sur l’allée de l’Esplanade Charles-de-Gaulle.
Élevée à une quinzaine de mètres de hauteur, la sculpture monumentale RE-LIGHTHOUSE attire le regard par ses vitraux colorés et sa structure vibrante. Mais derrière l’éclat de ses couleurs se cache le récit profond d’une résurrection artistique.
Une œuvre née des ruines et transmise par l’histoire
L’histoire de ce phare commence entre 2015 et 2016 sur le rond-point du port de Gaza. L’artiste visuel et photographe gazaoui Shareef Sarhan y érige LIGHTHOUSE, une sculpture créée in situ à partir de débris et de matériaux recyclés issus des conflits armés. Conçue en synergie avec des ingénieurs et de jeunes créateurs locaux, l’œuvre a illuminé l’espace public palestinien pendant plusieurs années, s’imposant comme un repère visuel et poétique au cœur du quotidien.
En 2023, l’œuvre originale est subitement détruite par un char de l’armée israélienne. Refusant de laisser s’éteindre cette lumière, Shareef Sarhan entreprend un processus de reconstruction dans le cadre d’une résidence à la Cité des arts de la rue à Marseille. Soutenu par plusieurs structures culturelles — parmi lesquelles Lieux Publics, L’Échelle et les Ateliers Sud Side —, l’artiste rebaptise le projet RE-LIGHTHOUSE.
Les temps forts à ne pas manquer à Montpellier
Du 15 au 21 octobre, plusieurs rendez-vous gratuits et ouverts à tous rythmeront la présence de l’installation :
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Jeudi 15 octobre à 18h30 – Soirée d’allumage & banquet partagé
Rendez-vous au pied du phare (près du Corum) pour assister à la mise en lumière officielle, accompagnée par la musique de Zohud. La cérémonie sera suivie d’un banquet convivial : chacun est invité à apporter un plat à partager ainsi que ses propres couverts.
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Vendredi 16 octobre à 18h30 – Rencontre au FRAC
Une conférence-débat intitulée « Art et résilience » se tiendra en présence de Shareef Sarhan au FRAC pour échanger sur la genèse de l’œuvre et la fonction sociale de la création en temps de crise.
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Du 15 au 21 octobre (les après-midis) – Permanences au pied du phare
L’artiste et l’équipe de L’Atelline tiendront des permanences quotidiennes au pied de la sculpture pour accueillir le public, échanger avec les riverains et partager l’histoire du projet.
Un dispositif nomade et « indestructible »
Pensée pour braver l’effacement, la sculpture se veut désormais indestructible : un symbole itinérant qui renaît de ville en ville. Avant de faire escale à Montpellier, RE-LIGHTHOUSE a illuminé le parvis du Mucem à Marseille puis la ville de Bordeaux, initiant un parcours engagé à travers la France et l’Europe.
« Le Phare redéfinit la beauté dans une ville en lutte pour sa survie, transformant les outils de destruction en un langage visuel transformant un message d’espoir et de résilience, la représentation d’une lumière intérieure dans une obscurité prolongée. »
— Shareef Sarhan
Si l’installation s’racine dans la tragédie du peuple palestinien et témoigne de la capacité des Gazaouis à préserver leur culture face aux destructions, elle ouvre également une réflexion universelle sur l’art contemporain dans l’espace public, la mémoire collective et les enjeux démocratiques.
À propos de l’artiste :
Né à Gaza en 1976, Shareef Sarhan est un artiste visuel et photographe renommé. Coordonnateur culturel engagé, il est notamment le membre fondateur du collectif d’art contemporain Shababeek et membre de l’Association des artistes palestiniens.




















