Sur les 6 kilomètres reliant Juvignac (A750) à Saint-Jean-de-Védas (A709), les manœuvres préparatoires s’accélèrent, révélant un défi de taille : assainir le terrain avant de bâtir la mobilité de demain.
1. Une opération de salubrité publique inédite
Avant même de parler de bitume ou de 2×2 voies, le chantier a débuté par une phase de dépollution massive. La zone de garrigue, délaissée pendant des décennies, était devenue le théâtre de décharges sauvages à ciel ouvert.
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Le chiffre choc : Une quarantaine de carcasses de voitures, véritables « cimetières » automobiles polluant les sols (huiles, métaux lourds), sont en cours d’évacuation vers des centres de recyclage.
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Nettoyage des sols : Plusieurs tonnes de déchets (gravats, encombrants, ordures ménagères) sont retirées pour garantir un périmètre sain aux futurs intervenants.
2. Écologie et Archéologie : Un calendrier millimétré
Le projet porté par Vinci Autoroutes se veut exemplaire dans sa gestion environnementale et historique. Aucun coup de pioche définitif n’est donné sans de solides garanties.
Respecter le vivant
Les opérations de débroussaillage suivent un protocole strict dit de « périodes écologiques favorables ». L’idée est de libérer le tracé sans perturber la faune locale. Déjà, des mesures concrètes ont été prises :
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Transplantation d’aristoloches déjà effectuée.
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Déplacement du mélilot élégant prévu pour le printemps prochain.
Préserver le passé
Sur près de 40 hectares, les experts de l’INRAP (Institut National de Recherches Archéologiques Préventives) mènent des diagnostics. Cette étape cruciale garantit qu’aucun vestige historique ne sera détruit par les futurs travaux de terrassement.
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— Claap Montpellier 😃 (@claapfr) March 3, 2026
3. Le défi des réseaux : Un puzzle de 32 km
Sous la terre se cache l’aspect le plus complexe du dossier. Le futur tracé croise une multitude de câbles et de conduites indispensables à la vie quotidienne (eau potable, fibre, électricité, eaux usées).
« La coordination est le maître-mot : nous devons synchroniser 19 concessionnaires différents pour dévier 32 kilomètres de réseaux, » précise le pilotage du projet.
Cap sur 2031 : Vers une mobilité moderne
Le COM n’est pas qu’une simple route de liaison. Sa configuration en 2×2 voies intègre une dimension de mobilité durable avec une voie réservée aux transports en commun dans chaque sens de circulation.
Les grandes étapes à retenir :
- 2026 : Poursuite des travaux préparatoires et déviations de réseaux
- Mi-2027 : Lancement des travaux généraux de construction
- 2031 : mise en service officielle et livraison du projet.
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