Ce mercredi 31 décembre, dès 22h, l’institution s’est transformée en un dancefloor géant pour une soirée de fête totale jusqu’à 2h du matin. Le public, paré de ses tenues les plus extravagantes, a investi les couloirs et le foyer pour célébrer le passage à 2026 dans une atmosphère électrique.
Barbara Butch : Faire danser « vraiment tout le monde »
Pour orchestrer cette bascule monumentale, l’Opéra Orchestre fait appel à une figure incontournable de la scène festive, et fidèle à Montpellier : Barbara Butch. La DJ emblématique, reconnue pour son énergie solaire et ses sets fédérateurs, arrive avec une mission claire : briser les barrières.
Entre disco, pop, groove et beats électro, elle offre aux participants une performance généreuse et inclusive. Elle n’est pas seule aux platines : les DJs Camille Doe et Numa se joignent à la fête pour maintenir la tension festive et faire vibrer les murs de la Comédie jusqu’au bout de la nuit.
Cabaret, Drag et boules à facettes
L’événement ne se limite pas à la musique ; c’est une véritable immersion visuelle. Sous les lustres historiques, une pléiade d’artistes de talent sublime la soirée :
- Rosie Bourgeoisie : Artiste burlesque à l’univers envoûtant, elle apporte une touche de poésie sensuelle.
- Cookie Cunty et Moon : Ces deux Drag Queens livrent des performances visuelles et scéniques époustouflantes, captivant chaque regard.
L’opéra devient ce soir un cabaret moderne et inclusif, où l’extravagance et la bonne humeur règnent sans partage et les boules à facettes reflètent l’éclat des sourires et la promesse d’une année nouvelle placée sous le signe de l’amour et de la danse.
Barbara Butch : L’Icône de la Fête Inclusive
Née à Paris en 1981, Leslie Barbara Butch est une figure incontournable de la scène électro française et une militante engagée. DJ, productrice et comédienne, elle s’est imposée comme une « activiste de l’amour », transformant les dancefloors en espaces de visibilité pour les minorités.
Un parcours entre musique et engagement
Après avoir tenu son propre restaurant à Montpellier (2004-2008) où elle a fait ses premières armes derrière les platines, Barbara Butch revient à Paris. Elle devient rapidement une résidente emblématique de lieux queers et festifs comme le Rosa Bonheur ou la Machine du Moulin Rouge. Son style, mêlant house, disco et pop, lui permet de se produire dans des institutions prestigieuses telles que la Philharmonie de Paris et le Montreux Jazz Festival.
Barbara Butch utilise sa notoriété pour combattre la grossophobie et l’homophobie. Elle se définit fièrement comme une femme « grosse, lesbienne et juive ». En 2020, elle marque les esprits en posant nue en couverture de Télérama pour dénoncer les discriminations liées au corps.
Une reconnaissance mondiale et institutionnelle
L’année 2024 marque un tournant majeur dans sa carrière :
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Jeux Olympiques de Paris : Elle trône au centre du tableau « Festivité » lors de la cérémonie d’ouverture sur la passerelle Debilly. Sa performance, célébrant l’inclusivité aux côtés de drag queens, fait le tour du monde.
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Cyberharcèlement : Victime d’une vague de haine en ligne suite à cette prestation, elle porte plainte, entraînant la condamnation de plusieurs auteurs de menaces en 2025.
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Distinction : Elle est nommée Chevalière de l’Ordre des Arts et des Lettres par le ministère de la Culture, récompensant son talent artistique et son militantisme.
Toujours tournée vers l’avenir, elle a été nommée directrice artistique de la 25e édition de Nuit Blanche, prévue pour juin 2026, où elle promet de transformer Paris en une « grande fête de l’amour ».
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