L’année 2025 marque le 80e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, un conflit qui a remodelé le paysage international, la société et la mémoire. Dans un contexte où les valeurs de citoyenneté, de solidarité et de résilience retrouvent une importance cruciale, l’exposition « Vivre la guerre en Hérault (1939-1945) » propose un éclairage historique puissant sur l’impact local de cette période sombre.
Un regard nuancé sur le quotidien
L’exposition s’éloigne de toute idéalisation pour se concentrer sur le ressenti des populations civiles et la priorité de subsistance et de survie. L’Hérault, bien que département de l’arrière, a été le théâtre d’événements profonds qui ont fracturé le quotidien de ses habitants, de la défaite de 1940 à la Libération.
Divisée en quatre parties, l’exposition met en lumière :
- Sauver ? (1940-1942) : L’arrivée massive des réfugiés de l’Exode, le choc de la défaite et l’adhésion initiale d’une majorité de la population au régime du Maréchal Pétain, perçu comme le « sauveur de la France », contrastant avec l’émergence timide de voix discordantes comme celle du Général de Gaulle.
- (Sur)Vivre : Le quotidien marqué par les pénuries, le marché noir et l’omniprésence de l’inquiétude liée à l’absence des prisonniers de guerre. L’installation progressive de la politique collaborationniste de Vichy, les rafles de juifs et le climat de peur qui s’installe.
- Collaborer Vs Résister : L’emprise de la propagande de Vichy et la répression impitoyable de la Milice. L’exposition illustre comment, malgré la dureté de la vie, des actes de refus, de sabotage et de sauvetage se sont développés, l’engagement dans la Résistance constituant un acte héroïque d’opposition.
- Reconstruire : La liesse et l’angoisse de la Libération (26 août 1944), le temps des épurations et la longue attente du retour des prisonniers et des déportés. Cet instant marque aussi l’émergence d’une nouvelle société, symbolisée par le droit de vote accordé aux femmes et l’engagement précoce dans le devoir de mémoire.
L’exposition est enrichie de citations poignantes issues des archives, comme la correspondance d’un prisonnier de guerre de 1941 : « Il faut espérer que cela finira bientôt ».
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Des archives au service de l’histoire
Pour dresser ce portrait fidèle, les Archives départementales de l’Hérault ont mobilisé l’ensemble de leurs fonds. Elles confrontent la rigidité des archives publiques (l’administration, la réglementation, la propagande) à la réalité humaine des archives privées (lettres, journaux intimes, photographies) collectées auprès d’anciens prisonniers de guerre, résistants et particuliers.
L’ampleur de cette rétrospective a été rendue possible grâce au prêt exceptionnel d’institutions locales (Musée de la Résistance de Castelnau-le-Lez) et nationales de renom, incluant le musée d’Orsay, le musée Unterlinden et les musées de l’Armée et de l’Ordre national de la Libération à Paris.
Appel aux citoyens : contribuez à la mémoire
Dans le cadre de cet anniversaire, les Archives de l’Hérault participent à une grande collecte nationale. Si vous possédez des documents personnels (lettres, films, photographies, journaux intimes) datant de cette période et pouvant enrichir la mémoire départementale, vous êtes invités à les verser aux Archives.
Ces témoignages de vie seront mis à la disposition de tous pour la recherche historique, les expositions et les actions pédagogiques.
Informations pratiques
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Événement |
Détails |
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Titre |
Vivre la guerre en Hérault (1939-1945) |
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Dates |
20 novembre 2025 – 9 mai 2026 |
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Lieu |
Galerie d’exposition, Archives départementales de l’Hérault |
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Ouverture |
Jeudi 20 novembre, 19h |
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Accès |
Tout public, Entrée libre et gratuite |
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Contact Collecte |




















