Un historique de collaboration retrouvé entre les deux agglomérations
Comme l’a souligné Stéphan Rossignol, président de la communauté d’agglo du Pays de l’Or : « Ce moment, on ne l’aurait pas imaginé il y a quelques années ». Le Maire de La Grande Motte rappelle que le dialogue apaisé et le travail intercommunal initiés depuis la première élection de Michaël Delafosse permettent aujourd’hui de dépasser les frontières politiques et physiques entre les deux territoires.
Gare TGV Sud de France-aéroport en 30 mn
De son côté, le maire et président de la Métropole de Montpellier, Michaël Delafosse, s’est félicité de cet engagement trans-agglomération : « On est ravi de sortir le tram de la métropole, et c’était un engagement », avant d’ajouter que la méthode repose sur le compromis : « Si vous imposez, vous échouez. Il faut travailler ensemble ».
Place aux études pour le tracé et le financement
La signature de ce protocole ouvre le champ à une série d’études réglementaires, foncières, environnementales et financières. Un comité de pilotage conjoint va être mis en place afin d’affiner le tracé et de solliciter d’éventuels partenaires (État, Région, Département) pour boucler le budget.
Le projet prévoit :
-
Un raccordement depuis la ligne 3 (en partant de la station Écopôle à Pérols) sur environ 2 km de voies nouvelles.
-
Un passage par la M172 et l’avenue Jacqueline-Auriol pour rejoindre le terminal.
-
Un investissement évalué autour de 70 millions d’euros
-
Une liaison connectant l’aéroport à la gare Saint-Roch en moins de 30 minutes.
Une future desserte stratégique pour 5000 salariés et les voyageurs
Au-delà de la connexion pour les passagers de l’aéroport, l’infrastructure répond à des enjeux économiques majeurs.
Comme l’a précisé Stéphan Rossignol, cette nouvelle ligne permettra de desservir une zone d’activité comprenant environ 5000 salariés qui travaillent au quotidien autour de la plateforme aéroportuaire. L’initiative vise à décarboner les trajets domicile-travail et à offrir une solution de transport en commun concrète à ces travailleurs.
Le tram à la mer, c’est non !
Si l’aéroport est acté comme cap prioritaire, la desserte des plages métropolitaines et littorales (Carnon, Mauguio) est définitivement exclue.
Les élus mettent en avant la réalité budgétaire : un prolongement jusqu’au littoral aurait coûté entre 150 et 170 millions d’euros, contre 70 millions pour le tronçon aéroportuaire. Le maire de Mauguio-Carnon, Pierre-Martin Chazot, a confirmé qu’un tramway vers la mer n’était pas à l’ordre du jour, afin de préserver également certains équilibres locaux et fonciers.




















