Parmi les espèces faisant l’objet d’une attention particulière figurent les chiroptères (chauves-souris), de petits mammifères protégés qui trouvent fréquemment refuge dans les cavités des arbres.
Pour concilier la tenue du calendrier des travaux et la sauvegarde de la faune locale, une procédure stricte d’abattage et de démontage à faible impact a été mise en œuvre en partenariat avec les experts en écologie d’ECO-MED.
1.Repérage et cartographie des arbres à risque :
Avant toute intervention, les équipes spécialisées d’ECO-MED réalisent un inventaire sur le terrain. Chaque arbre situé dans le périmètre du chantier fait l’objet d’un marquage spécifique et d’un géoréférencement précis afin de garantir un suivi rigoureux des opérations.
2.Pose de dispositifs anti-retour (« chaussettes ») : Intervention réalisée 1 à 2 semaines avant l’abattage.
Un spécialiste des chiroptères et un chauffeur de nacelle installent des « chaussettes anti-retour » sur les cavités identifiées. Ce dispositif permet aux chauves-souris de sortir chasser la nuit, mais leur interdit de réintégrer leur gîte. La présence d’animaux dans l’arbre au moment de l’abattage est ainsi évitée.
3.Démontage sécurisé à la nacelle et à la grue :
L’élagage est exécuté par un élagueur qualifié à l’aide d’une nacelle. Les branches principales (charpentières) sont sécurisées, puis attachées à une grue avant d’être sciées et déposées délicatement au sol pour éviter tout choc violent.
4.Maintien de l’orientation des cavités vers le ciel :
Lors des manipulations au sol, une précaution particulière est prise : les troncs et branches creuses sont orientés avec leurs cavités tournées vers le haut. Si un animal est encore présent malgré les mesures préalables, il peut ainsi s’échapper naturellement sans se retrouver bloqué sous le bois.
5.Période de repos de 48 heures au sol : Délai de sécurité obligatoire avant transformation.
Une fois l’arbre entièrement démonté, les troncs et les fûts sont laissés immobiles au sol pendant deux jours complets. Ce délai de précaution offre une ultime opportunité à la faune résiduelle d’évacuer les lieux en toute sécurité.
6.Broyeur et revalorisation de la ressource :
À l’issue des 48 heures, les bois sont broyés directement sur le chantier. La matière organique ainsi récupérée est revalorisée sur place, s’inscrivant dans une démarche de gestion responsable des ressources et d’économie circulaire.
Grâce à cet accompagnement environnemental continu, le projet du Contournement Ouest démontre qu’il est possible d’allier le développement des infrastructures de transport et le respect de la faune locale protégée.
Montpellier : le Contournement Ouest, maillon manquant de la circulation métropolitaine
Afin de boucler le réseau routier de l’ouest de la métropole, l’État a confié à la société ASF la réalisation du Contournement Ouest de Montpellier (COM). Cette infrastructure majeure constitue le maillon manquant pour fluidifier durablement la circulation locale et régionale.
Les grands axes du projet
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Un tracé structurant de 6 km : aménagé à 2×2 voies, il reliera directement l’A750 et la RN109 au nord jusqu’à l’A709 et l’A9 au sud.
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Un axe gratuit et désengorgé : libre de péage, cet itinéraire captera le trafic de transit afin de soulager les grands axes urbains, au premier rang desquels l’avenue de la Liberté.
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Un quotidien facilité pour les riverains : les habitants des communes environnantes — notamment Juvignac, Saint-Jean-de-Védas et Lavérune — bénéficieront de temps de trajet réduits et de déplacements sécurisés.
Conçu dans le respect du cadre environnemental, le Contournement Ouest de Montpellier s’inscrit comme une réponse pérenne aux défis de la mobilité métropolitaine. Pour plus d’informations sur le calendrier des travaux et les détails de l’aménagement, rendez-vous sur le site officiel dédié au projet.